A la banque

Banque

Une banque est une entreprise particulière qui s'occupe des dépôts d'argent et des moyens de paiement.

Au sens juridique, c'est une institution financière qui dépend du Code monétaire et financier. Une banque a pour fonction de proposer des services financiers :
  • recevoir des dépôts d'argent ;
  • collecter l'épargne ;
  • gérer les moyens de paiement ;
  • accorder des prêts.

La banque : plusieurs métiers

En réalité, les banques se spécialisent en fonction de leur métier principal et de leur clientèle. On distingue ainsi :
  • les banques de détail ;
  • les banques de dépôt ;
  • les banques d'affaires ;
  • les banques d'investissement ;
  • les banques privées ;
  • les banques mutualistes ;
  • les banques solidaires.

La banque : crédits et moyens de paiement

En contrepartie du dépôt d'argent et relativement à l'ouverture d'un compte, la banque doit proposer à ses clients des moyens de paiement :
  • un compte bancaire ;
  • un chéquier ;
  • une carte de banque.
La banque a aussi pour rôle de prêter de l'argent à ces mêmes clients ; la banque prélève une commission (ou intérêt) dont le taux est variable selon différents critères :
  • pour les particuliers : crédit immobilier, crédit voiture... ;
  • pour les entreprises : traites, crédit documentaire... ;
  • pour l'État : financement des déficits publics.

La banque : des services diversifiés

Les banques proposent désormais des services éloignés de leur métier initial. Leurs services sont aussi variés que :
  • l'assurance ;
  • l'assistance ;
  • le cautionnement ;
  • la mutuelle...

Le financement des banques

Pour assurer le service de financement de l'économie, par le crédit et les moyens de paiement, les banques se financent elles-mêmes sur le marché monétaire et auprès des banques centrales. En effet, ce ne sont pas les dépôts qui font les crédits, mais le contraire. Parce que l'argent est d'abord créé par les banques centrales sous forme de crédits, pour pouvoir être distribué.
Les banques sont ainsi l'intermédiaire entre les banques centrales, qui créent la monnaie, et l'économie, qui utilise cette monnaie pour son bon fonctionnement.

Les métiers du secteur banque

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        Actuaire
    


L’actuaire est un haut technicien de l’assurance. Il réalise des études économiques, financières et statistiques pour mettre au point des contrats. Il évalue les risques, les coûts et la rentabilité. Il fixe les tarifs et suit les résultats d'exploitation.
L'actuaire joue un rôle majeur dans la décision d’accepter un contrat, de partager les risques en co-assurance ou de réassurer le risque auprès d’une autre compagnie d’assurances.
Il négocie ces diverses procédures avec les chargés d’études, courtiers, agents généraux et les partenaires des sociétés concurrentes. Il intervient dans la gestion financière des cotisations placées en épargne. Il recherche et centralise les données, élabore et présente les résultats des analyses sous forme de tableaux, barèmes, formules.
L'actuaire travaille le plus souvent au siège d’une compagnie d’assurances, avec des déplacements auprès des réseaux d’exploitation. La plupart des activités basées sur des calculs impliquent l’utilisation des outils informatiques et des logiciels les plus spécialisés.
Outre ces activités techniques, l'actuaire a des responsabilités d’encadrement. L’organisation de son travail s’effectue en toute autonomie. Il opère dans les sociétés d’assurances, les caisses de retraite et de prévoyance, les sociétés de bourse, les institutions financières, les services d’études économiques des banques et des grandes entreprises.

Agent général d'assurances


À la tête d’une agence d'assurance, l’agent général est mandaté par une société d’assurances qui lui apporte un soutien commercial, mais dont il n’est pas salarié. Il vend et gère des produits d’assurance. Sa fonction de conseiller est primordiale.
L’agent général d’assurances est un travaileur indépendant. Il organise librement son agence, qui a pignon sur rue, mais exerce son métier en cohérence avec la société mandante de son agence (contrairement au courtier d'assurance qui lui n'est lié à aucune compagnie particulière). 
Ses activités essentielles consistent à conseiller ses clients (professionnels et particuliers) après avoir établi un diagnostic des risques pour lesquels ils souhaitent être assurés. Il propose les garanties adaptées à ces risques et rédige les contrats qui précisent dans les moindres détails les tenants et aboutissants des obligations des parties. 
Il suit l’évolution de la situation personnelle ou professionnelle de ses clients afin d’adapter en conséquence telle ou telle clause des contrats. En cas de sinistre, il procède au versement des indemnités prévues dans les contrats et mandate un expert si besoin est. 
L'agent général peut aussi être spécialisé dans la prévoyance et la gestion de patrimoine pour des clients à hauts revenus.
Il administre et gère son entreprise en toute autonomie, recrute, forme et anime lui-même son équipe de collaborateurs, qui peut compter un conseiller en assurances-finance dont la mission est de prospecter de nouveaux clients dans un secteur géographique donné. Si 80% des agents généraux ont au moins un salarié, seuls 3% d'entre eux en compte au moins 5.Il développe aussi des actions marketing et des programmes de fidélisation de clientèle. L’agent général exerce un métier de bureau, donc le plus souvent sédentaire, mais il lui arrive d’aller sur le terrain, en clientèle. Il détermine lui-même ses horaires de travail.
Si le métier recrute, il ne le fait que par la reprise de clientèle(coût 16 000 € en moyenne).

Analyste financier

 

L’analyste financier est un conseiller. Il étudie des sociétés cotées en bourse pour les évaluer. Il scrute les informations issues des banques de données de la finance ou de la presse. Il intervient sur les marchés.
L’analyste financier procède à l’évaluation des sociétés sous tous leurs aspects : rentabilité, ressources humaines, restructurations à opérer... Il rencontre régulièrement les responsables de la communication financière, les directeurs financiers, directeurs généraux des sociétés du secteur qu’il étudie.
Quand il intervient sur les marchés, il peut conseiller les vendeurs de la salle des marchés qui répercutent ses conseils à leurs clients afin de mieux orienter leurs ordres d’achat ou de vente. S’il travaille dans une banque, il peut exercer un rôle de conseil aux gestionnaires de portefeuilles sur l’opportunité d’effectuer tel ou tel placement. Dans les deux cas, il suit de très près les salles de marchés.
Quand il travaille dans le cadre de rachats d’entreprises ou de conseil aux dirigeants en place, il effectue des études beaucoup plus approfondies.
Les
 analystes financiers se partagent entre des analystes «purs», environ 40 %, et des gestionnaires de portefeuilles. Un tiers des analystes exerce dans les sociétés de bourse, un autre tiers dans les banques et le dernier tiers dans divers secteurs comme les bureaux d’études indépendants.
La quasi-totalité des analystes exerce en région parisienne, au sein d’un siège social. Le métier est aujourd'hui très féminisé.

Assistant-comptable

 

L’aide comptable, ou assistant comptable est un professionnel des chiffres : il reçoit et traite les factures des fournisseurs, envoie les paiements et les virements, gère les impayés. Il participe aussi au montage des comptes annuels.
L'assistant comptable (ex. aide-comptable) effectue des opérations diverses de gestion bancaire (ordres de virement par exemple). Il relance des factures impayées. Il participe à la vérification des comptes de l'entreprise, c'est-à-dire les sorties et les entrées d'argent.
L'assistant comptable travaille sous la direction d’un comptable ou chef comptable. Il tient les livres d’achats, de ventes et de banques de l’entreprise qui l’emploie. Dans certaines entreprises, c’est lui qui prépare les fiches de paie. Il rédige tous les documents comptables nécessaires à la bonne marche d’une entreprise (déclaration de TVA, impôt sur les sociétés, correspondance avec l’Urssaf ou la Direction des impôts).
De bonnes connaissances dans l’utilisation des outils informatiques sont indispensables. L’assistant comptable doit être capable de se servir des logiciels les plus utilisés en comptabilité. Son travail est varié.
Il doit être méticuleux et soigné. Sens des responsabilités, goût pour la communication, ordre, méthode et organisation sont nécessaires pour se sentir bien dans ce métier.

Auditeur financier / Auditrice financière


L’auditeur financier est un examinateur des comptes et de la gestion de l’entreprise. Il analyse tous les documents mis à sa disposition. Il s’entretient en profondeur avec les dirigeants auxquels il rend compte de son diagnostic et de ses recommandations.
L’auditeur financier est aussi un expert en gestion, management et comptabilité. Dans la majorité des cas il ne fait pas partie des salariés de l’entreprise qu’il passe au crible. Il est audit externe et membre d’un cabinet d’audit dont la raison sociale est d’examiner, la « santé » des entreprises qui le sollicitent.
Seules les très grandes entreprises s’équipent d’un service d’audit interne.
Il évalue leur situation globale ou celle d’un service en particulier et contrôle leurs comptes. L’audit opère en équipe et sa mission doit respecter un calendrier précis. Il travaille avec deux sources d’investigation : les personnels de direction et responsables des différents services et tous les documents comptables exposant les recettes et les dépenses.
Avec ces derniers, il radiographie de près le budget de l’entreprise (investissements, amortissements, salaires). Avec les premiers, il s’informe sur l’organigramme, les procédures de décision, l’articulation entre les services et sur le ou les processus de production (services ou biens matériels). Il peut ainsi identifier les grippages éventuels et les risques qu’ils peuvent avoir sur les finances.
Tout cet examen a aussi pour objet de vérifier la conformité avec les normes et la législation en vigueur. L’audit rédige une synthèse résultant de ses investigations et dresse un diagnostic qu’il remet à l’entreprise cliente. Bien qu’il ne s’immisce pas dans la gestion de l’entreprise, l’auditeur financier peut préconiser conseils, recommandations ou plans d’action à la direction pour résoudre certains problèmes identifiés.
L’audit financier est souvent amené à se déplacer dans des filiales d’entreprises en France ou à l’étranger. En fonction des délais qui lui sont impartis ses horaires sont fréquemment… élastiques.

Caissière / Caissier

 

Le caissier ou la caissière encaisse le montant des marchandises achetées par les clients d’un magasin. La nature des tâches qu'il effectue dépend de la structure et de la taille du magasin qui l'emploie, des produits proposés. Il remplit un rôle d’information auprès de la clientèle.
Dans une grande surface ou un libre service, le caissier (ou caissière ou hôte de caisse) reçoit le matin un fonds de caisse qui va lui permettre de rendre la monnaie.
Il accueille les clients lorsqu’ils ont choisi leurs produits. Il fait défiler les articles (ou utilise un pistolet flasheur quand ils sont trop volumineux) devant un lecteur optique afin que les prix correspondant aux codes barres soient enregistrés par la caisse enregistreuse. Il peut être aussi assister les clients lors de l'utlisation des caisses automatiques de plus en plus présentes dans les grandes surfaces.
Dans les très petits magasins qui ne possèdent pas ces systèmes, le caissier, qui est souvent vendeur, tape manuellement les prix ou les références des produits sur la caisse.
Le caissier perçoit cette somme en espèces, en chèque ou en carte de crédit. Il rend la monnaie et remet un ticket de caisse au client. Parfois, il remplit lui-même les sacs des clients.
En fin de journée ou en cours selon l'état de la caisse, il vérifie que le montant de la recette correspond aux ventes effectuées et en rend compte au responsable des caisses. Il tient un « journal de caisse ».
Dans les petits et moyens magasins ainsi que dans les cafétérias, il est souvent polyvalent : lorsqu’il ne travaille pas à la caisse, il range la marchandise en rayon, étiquette les produits,  sert les clients ou fait le ménage.
Le caissier travaille seul dans un petit magasin et par équipe dans les grandes surfaces. Il est constamment assis face à sa machine dans un environnement souvent bruyant et parfois il peut avoir à faire à des clients difficiles.  Il est placé sous la responsabilité du chef de caisse, du directeur ou du gérant du magasin.
Dans les hypermarchés, le caissier exerce souvent à temps partiel, 5 à 6 heures par jour. Il travaille le samedi et certains jours fériés. Il fait des heures supplémentaires en période de fêtes et travaille parfois jusqu’à 21 h ou 22 h. Il a droit à 2 jours de congé par semaine qui ne sont pas obligatoirement à la suite l’un de l’autre.
Les employeurs exigent une présentation impeccable et fournissent généralement une tenue de travail.

Chargé / Chargée de clientèle bancaire

 

Dans un établissement financier, le chargé de clientèle bancaire développe et gère un type de clientèle : artisans, commerçants, professions libérales, particuliers… Il assure le suivi des comptes de cette clientèle et étend son portefeuille clients.
Selon la taille de l’agence, le chargé de clientèle bancaire est plus ou moins spécialisé. Au sein de petites structures, il peut être à la fois en charge d’une clientèle de particuliers et de professionnels (restaurateurs, commerçants…) et de PME.
La clientèle grande entreprise est traitée au sein des agences importantes par des chargés de clientèle « grands comptes ».
Le chargé de clientèle doit rechercher de nouveaux clients et leur vendre des produits bancaires (placements boursiers, comptes épargne, prêts, crédits, assurances vie…) .
Son action commerciale est fondée sur la réalisation d’objectifs annuels révisés périodiquement. Ainsi, il doit atteindre des volumes très précis également en termes de gestion de comptes en ligne. Le chargé de clientèle joue aussi un rôle essentiel de conseils auprès de ses clients pour la mise en œuvre de leurs projets et de leur portefeuille.
Cette dimension conseil prend une part de plus en plus importante dans l’exercice quotidien du métier. Pour les ouvertures de comptes comme pour le montage des dossiers de crédit, l’analyse de la situation du client réclame de plus en plus de rigueur.
Pour les chargés de clientèle « entreprises », il s’agit d’effectuer une analyse financière des sociétés concernées comportant l’étude des bilans, l’appréciation des compétences du dirigeant et l’analyse de l’environnement de l’entreprise.
Qualités nécessaires : bonnes facultés de jugement, rigueur, sens commercial, capacités d’autonomie et de décision.
Si le chargé de clientèle occupe une fonction typiquement bancaire, il existe au sein d’autres établissements financiers (société de crédit, affacturage…), des postes d’attachés commerciaux présentant des similitudes.

Chief data officer

 

Le chief data officer, ou directeur des données, est un nouveau métier du Big data. C’est un cadre dirigeant qui participe au pilotage la stratégie globale de l’entreprise. A ce titre, il se situe au carrefour des différents services : marketing, communication, RH, ingénierie, qualité…
Le chief data officer, ou CDO ou directeur de la stratégie digitale, a pour fonction de faciliter l’accès aux données et repérer parmi toutes les informations disponibles  les plus importantes à extraire pour des prises de décisions optimales de son entreprise.
Pour cela, il s’appuie sur une méthodologie devant retenir des éléments objectifs, particulièrement de type statistique.
Le CDO assume une fonction transversale afin d’acquérir la meilleure connaissance de son entreprise, qu’elle soit de services, de process, de métiers, d’enjeux business. Il est donc au cœur des sujets.
Le chief data officer s’assure que les informations recueillies en interne comme en externe sont fiables, cohérentes entre elles et permettent un traitement ouvrant aux décisions adaptées.
Les responsabilités qui sont les siennes en matière de qualité et de cohérence des données se situent à la rencontre de différentes fonctions : contrôleur de gestion, directeur informatique (DSI), responsables des activités opérationnelles et des fonctions supports.
Il travaille aussi en relation avec d’autres spécialistes comme le data scientist ou l’analyste web.
Le chief data officer possède une grande qualité d’écoute, de pédagogie et de communication.

Collecteur de fonds

 
Le collecteur de fonds mobilise des moyens financiers indispensables aux actions humanitaires et de solidarité. Il s’adresse à différentes institutions et utilise les méthodes du marketing pour rassembler de l'argent. Ce métier est aussi appelé fundraiser.
Le collecteur de fonds  pour des projets  humanitaires et de solidarité identifie des donateurs potentiels pour les sensibiliser aux actions et programmes de son ONG ou de son association.
Il s’agit d’institutions ou d’organismes publics, de grandes entreprises et de particuliers généreux.
Le collecteur de fonds conçoit et définit les besoins. Il prospecte et enrichit des bases de données. Il sélectionne les cibles et choisit la méthode qui convient le mieux.
Courrier, mailing électronique, démarchage téléphonique, liste de diffusion, approche de terrain…tous les moyens sont bons pour inciter au don.
Si les méthodes relèvent de la gestion et du marketing direct, il est coutume de parler de marketing social pour cette fonction. En effet, récolter de l’argent ne se fait pas sans éthique.
Le collecteur obéit à une déontologie qui doit lui permettre de décrocher des donateurs tout en respectant l’esprit et la philosophie de son association.
Le collecteur de fonds représente ainsi l’image de son ONG ou de son association. Les techniques de communication sont donc mises en œuvre : campagne d’information, publicité, évènementiel, témoignages, scénographie…
Rigueur, diplomatie mais aussi sens de la persuasion sont des qualités indispensables.

Comptable

 

Le comptable vérifie l'enregistrement des données commerciales ou financières afin d'établir le compte d'exploitation nécessaire à la bonne gestion de l'entreprise. Dans les PME, il est parfois chargé aussi du suivi de clientèle.
La nature et l'organisation du travail varient beaucoup en fonction de la taille de l'entreprise et donc de la division des tâches. Dans une petite entreprise, le comptable prépare, entre autres, le bilan et le compte de résultat de l’entreprise.
Ces documents sont importants notamment pour les services fiscaux.
Dans un cabinet d’expertise comptable ou d’audit, le comptable est en relation avec les entreprises clientes qui lui ont confié tout ou partie de leur comptabilité.
Quant aux grandes entreprises, elles ont souvent leur propre service de comptabilité où l'informatique joue un rôle important. Toutefois, certaines grandes entreprises font aussi appel à des sociétés de services. Dans ce cas, le comptable se spécialise, au sein de ces sociétés de service, sur un compte (client, fournisseur, paie).
Le jeune comptable peut débuter comme assistant. Son rôle est alors d’enregistrer toutes les entrées et sorties d’argent de l’entreprise (factures des fournisseurs, impôts, salaires du personnel, encaissements).
Rigueur et méthode sont des qualités indispensables pour ce métier.

Conseiller en microcrédit


Le conseiller en microcrédit est envoyé par une importante ONG dans les pays en voie de développement. Il mène des actions spécifiques pour accorder de petits prêts sur un projet précis.
Le conseiller en microcrédit alloue à des personnes démunies ou sans emploi  des microcrédits. Ceux-ci sont destinés à générer des revenus.
Ouvrir une petite cantine, créer un atelier de réparation, construire un hangar, monter une petite manufacture, installer un poulailler, une petite entreprise de transport, ouvrir une école…les projets doivent être viables. Le demandeur doit pouvoir rembourser son prêt.
Le conseiller en microcrédit évalue le projet et s’assure du bien fondé, de la faisabilité, de la volonté du ou des demandeurs.
Il discute avec eux de leurs droits et responsabilités, les aide à s’organiser, donne des conseils de gestion.
Le conseiller en microcrédit coordonne l’ensemble du programme entre l’organisme prêteur (ONG ou banque) et assure le suivi des remboursements.
En plus de ses compétences en finance, le conseiller en microcrédit doit faire preuve de discernement et savoir prendre de la distance par rapport à la réalité rencontrée.

Contrôleur de gestion / Contrôleuse de gestion


Le contrôleur de gestion, également appelé responsable de la planification et de la gestion, exerce un contrôle permanent sur les budgets de l’entreprise. Il élabore la prévision budgétaire et met en place des procédures d'utilisation optimale des ressources.
Le contrôleur de gestion réalise des budgets prévisionnels et élabore les outils nécessaires au suivi des résultats (tableaux de bord, indicateurs).
En terme de prévision, le contrôleur de gestion participe à la définition des objectifs d’un service ou d’un département, à partir des éléments donnés par les services commerciaux.
Il met ensuite au point un projet de plan avec les responsables opérationnels : niveau de production à atteindre, moyens financiers, humains et techniques à mettre en œuvre. Il peut aussi être amené à réaliser des études économiques et financières.
En terme de contrôle des résultats obtenus, c’est lui qui élabore ses outils. Ce sont les tableaux de bord qui font apparaître l’ensemble des résultats de l’entreprise (production, activité commerciale, stocks, rentabilité des investissements…).
Ces tableaux sont réalisés à partir de programmes de collecte et de traitement des informations comptables et financières mis au point avec des ingénieurs.
Toutes ces interventions du contrôleur de gestion servent notamment à l’analyse des écarts existant entre les chiffres de prévisions et les chiffres réalisés. Il fait remonter l’information jusqu’à la direction générale et préconise des solutions pour remédier aux difficultés rencontrées.
Les missions du contrôleur de gestion sont plus ou moins étendues suivant l’entreprise dans laquelle il travaille.
Dans les PME, le contrôle de gestion est assuré en même temps que d’autres fonctions comme la comptabilité, les finances, l’administration, la gestion du personnel ou l’informatique.
Dans les grandes entreprises, la fonction est plus spécialisée. Le contrôleur de gestion doit avoir une solide formation comptable et financière et une bonne maîtrise de l’informatique. Il est amené à se déplacer notamment dans les filiales des entreprises.

Courtier en assurances


Le courtier en assurances est un commerçant et un négociateur. Il travaille en indépendant pour des clients qui le chargent de prospecter auprès des compagnies d'assurances et de négocier pour eux les contrats les plus avantageux, au meilleur prix.
Le courtier en assurance établit le montage administratif (codification et tarification) des dossiers d’assurés couvrant généralement des risques standardisés comme l’incendie, l’accident, des risques divers, l’assurance vie.
Il peut également être spécialisé dans certains domaines (réassurance, construction, prêts.) ou concevoir des contrats sur mesure pour répondre à des demandes particulières. 
Il négocie les conditions de garantie offertes au client avec les sociétés d’assurances tout en faisant jouer la concurrence. Néanmoins, il ne reçoit aucune instruction de la part de ces dernières. Ses clients peuvent être des particuliers, des entreprises ou des professionnels. Il est soumis à la réglementation et au contrôle du ministère de l’Économie, et des Finances. Il assure la gestion financière de son cabinet, le recrutement et le gestion du personnel ainsi que la répartition, le suivi et le contrôle des opérations techniques et administratives.
Le courtier exerce son métier de façon indépendante. Il est inscrit au registre du commerce et des sociétés. Pour s'installer, il est soumis à des conditions réglementaires : 
- il doit remplir des conditions de capacité professionnelle et doit justifier :
·  soit d'un stage professionnel d'une durée minimum de 150 heures ;
·  soit de 2 ans d'expérience en tant que cadre (ou 4 ans pour un non cadre) dans une fonction relative à la production ou à la gestion des contrats d'assurance ou de capitalisation dans une entreprise d'assurance, chez un courtier ou un  agent général d'assurance,
·  soit de la possession d'un diplôme, titre ou certificat niveau master, un CQP, un niveau licence avec spécialité de formation.
- il doit souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle et une garantie financière ;
- il doit être inscrit à l'ORIAS (organisme pour le registre des intermédiaires d'assurance).
Il est autonome dans l’organisation de son travail et celle de ses salariés. Il a des horaires irréguliers liés à la disponibilité de sa clientèle. Son activité de prospection et de vente exige de nombreux déplacements. Il s’agit à la fois d’un travail de terrain et de bureau.
L’exercice de ce métier est soumis à des conditions de nationalité, d’âge et d’honorabilité.
En contact avec la clientèle, le courtier doit avoir toutes les qualités d’un commercial : persévérant, persuasif, courtois et bon connaisseur de tous les produits qu’il propose. Chef d'entreprise, il doit aussi avoir des qualités de manager et de gestionnaire. Les cabinets de courtage sont le plus souvent situés dans les grands centres urbains. La plupart ont des spécialités.

Directeur financier / Directrice financière

 

Le directeur financier est l’un des plus proches collaborateurs du PDG. Il assure et supervise la gestion de la trésorerie, de la dette, les analyses financières et fiscales et propose des stratégies. Les investissements se font avec son aval.
Le directeur financier expose et propose les grands choix financiers devant la direction générale de l’entreprise.
Il détermine une stratégie et supervise la mise en œuvre des instruments requis : plans de financement, suivi de leur mise en œuvre, gestion de la trésorerie pour se procurer les fonds en veillant à ce que l’argent soit utilisé de la façon la plus performante. 
Il met au point les budgets prévisionnels, contrôle la comptabilité générale et analytique, instruments de suivi et d’information indispensables pour l’entreprise. Il établit et expose les bilans.
Le DF a l’œil fixé sur les équilibres financiers de la société. Tout son savoir-faire est mobilisé afin de prévoir et préparer la gestion des fonds indispensables à la santé et donc à la croissance de l’entreprise. 
Il va de soi qu’il ne travaille pas seul. Le directeur financier gère une équipe de professionnels très pointus : analystes financiers, responsables de trésorerie, spécialistes du financement à l’exportation, experts des crédits internationaux.
Lui-même joue le rôle de plaque tournante auprès des cadres responsables d’autres services (DRH, commerciaux, communicants).
À l’extérieur de l’entreprise, il négocie avec des banquiers ou tout organisme privé ou public susceptible de participer au financement d’investissements, débat avec les actionnaires, suit le fonctionnement des filiales.
Plus l’entreprise est importante plus un directeur financier est amené à se déplacer, parfois dans le monde entier. Et, à ce niveau de responsabilité, la notion d’horaires de travail, le plus souvent… n’a pas de sens !

Expert-comptable / Experte-comptable




De l'établissement des comptes annuels au conseil en matière de gestion, de droit des affaires, de droit fiscal, de droit social, ou encore de conseil à l'export, l'expert-comptable est le conseiller permanent du chef d'entreprise.
L'expert-comptable doit obligatoirement, pour exercer la profession, être inscrit à l'ordre des experts-comptables, après avoir prêté serment. Il est soumis à une déontologie rigoureuse.
L’expert-comptable a des missions variées : 
• Une mission d’opinion : la révision comptable, ou l’audit, consiste en un examen en vue d’exprimer une opinion motivée sur la régularité et la sincérité des comptes.
• Des missions comptables : l’établissement des comptes des entreprises et la consolidation des comptes annuels des groupes de sociétés doivent se conformer aux recommandations très précises du Conseil de l’ordre.
• Des missions de conseil et d’assistance : diagnostic et conseil en organisation générale, administrative et comptable, conseil et aide à la décision, conseil en matière juridique, fiscale et sociale, organisation et mise en place de systèmes informatiques spécialisés, relations avec les banques et organismes financiers…
Les activités de l’expert varient selon la taille du cabinet dans lequel il officie. Dans un cabinet de petite dimension, il est polyvalent. Dans une structure plus grosse, il travaille au sein d’une équipe de juristes, informaticiens, fiscalistes. Dans ce cas, la division du travail est réelle.
Les contacts avec la clientèle exigent des déplacements fréquents. Il a souvent des horaires irréguliers et peut travailler le week-end spécialement au moment des bilans et comptes annuels.
Les experts-comptables exercent à 90 % en libéral, mais beaucoup ont débuté comme salariés. Le salariat offre l'avantage de permettre au débutant de confirmer sa pratique et de nouer des contacts qui faciliteront son installation ultérieure en indépendant.
L'expert-comptable salarié peut aussi, après avoir fait ses preuves, racheter des parts du cabinet qui l'emploie et devenir associé. Une autre solution consiste à travailler au service financier d'une grande entreprise.
La grande majorité des experts-comptables sont aussi commissaires aux comptes.

Rédacteur en assurances

 

Le rédacteur en assurances a en charge la gestion des contrats souscrits par les particuliers ou les entreprises. Le rédacteur ne se contente plus de tarifer des contrats simples. Il établit et gère les contrats d'assurances (automobile, habitation).
Le rédacteur en assurances travaille dans les bureaux d’une compagnie d'assurances, d’un agent ou d’un courtier.
Au sein d’un service production rédaction, il rédige des contrats à partir des clauses types et des barèmes mis au point par l’actuaire.
Dans un service « sinistres », il est appelé « rédacteur règlements ». Il intervient après un accident pour évaluer, avec l’expert, le montant des dommages.
Certains d'entre eux sont chargés du règlement des litiges, on les appelle « rédacteurs contentieux ». Dans ce cas, le rédacteur assure la gestion des dossiers par téléphone. Il contacte les experts, les compagnies adverses et les tiers. Il indemnise les assurés, les informe et les conseille.
Enfin, il évalue ou réévalue le coût probable des dossiers.
L'informatique a permis d'automatiser un bon nombre de tâches administratives.
Sens du contact, diplomatie et rigueur sont indispensables dans ce métier.

Responsable d'agence bancaire


Le directeur d’agence est un manager puisque c’est à la fois un financier, un commercial, un animateur d’équipe et un gestionnaire. Il est à la tête d’une équipe avec laquelle il développe l’activité de l’agence dans son secteur géographique.
Le directeur d’agence bancaire prend part à la définition des objectifs de la banque pour laquelle il travaille (le siège central). Son but est d'accroître le volume, la qualité et la rentabilité de l'ensemble des prestations de l'agence en veillant constamment à la maîtrise des risques.
Le directeur a la responsabilité globale de l’activité de l’agence bancaire. Il doit remplir des objectifs et appliquer des politiques définies par sa direction. Il supervise et contrôle l’activité commerciale des chargés de clientèle qui composent son équipe.
Il a également la responsabilité d’un portefeuille de clients professionnels ou de particuliers et participe pour une grande part à l’activité de l’agence. Il organise son activité et celle de ses collaborateurs.
Dynamisme, pragmatisme, capacité d'encadrement, d'animation et rigueur administrative sont des atouts nécessaires pour réussir dans cette fonction. C’est un poste qui demande un grand investissement personnel.

Trader

 
Le trader est un négociateur de valeurs engagées par une banque, une société de bourse ou d’investissement. Financier, analyste économique, il anticipe les fluctuations boursières afin d'engendrer des profits.
Le métier de trader est une activité professionnelle liée aux échanges internationaux. Elle consiste à gérer du risque financier en jouant sur des écarts de cours, le plus souvent à court terme.
C’est un métier stressant et à haut risque. En effet, le trading demande une réactivité permanente puisqu’il faut décider en temps réel de l’achat ou de la vente d’actions, de devises, d’obligations ou d’options.
Concrètement, le trader doit acheter aux uns pour revendre à d’autres.
Pour y parvenir, il est armé de plusieurs téléphones, de fax, de micro-ordinateurs qui délivrent des informations en temps réel et permettent de surveiller l’évolution et les fluctuations des marchés internationaux.
Il jauge et apprécie les risques, fixe ou propose parfois le prix des produits et négocie, minute par minute, les transactions : achat ou vente.
Il possède une très bonne maîtrise du fonctionnement de l’économie, jongle avec les modèles mathématiques les plus sophistiqués, les statistiques et l’informatique, sans oublier une parfaite connaissance de l’anglais. Le trader a également des compétences administratives et d’excellentes notions de gestion.
Il est résistant physiquement et nerveusement car les salles de marchés (ou front office) dans lesquelles il travaille sont toujours en effervescence même si elles sont moins bruyantes qu’autrefois.
Le trader travaille dans des salles de marché et toutes ses opérations sont vérifiées par le middle office puis par le back office. Il peut également s'installer à son compte s'il opère comme day trader (achat et vente de multitude d'actions dans une journée). 
Les journées de travail sont longues puisque l’ouverture des bourses des marchés internationaux se succèdent tout au long de la journée (Tokyo, Frankfort, Paris, Londres, New York).
En général, il travaille dans les grandes villes, où sont implantées les bourses de valeurs, les grandes entreprises, les sociétés de bourse, les banques, etc.




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